Lettre de la fée mars
Je crois que je n’ai pas vraiment écrit mars.
Le mois a glissé doucement, presque en silence,
entre les jours de pluie, le vent, et ce ciel changeant
qui ne savait jamais vraiment s’il devait s’éclaircir ou rester gris.
Et puis, peu à peu, sans que je m’en rende compte tout de suite,
quelque chose a commencé à changer.
La lumière est revenue par moments,
plus franche, plus présente,
comme une invitation à rouvrir les fenêtres,
à respirer autrement.
Nous sommes dans la dernière semaine de mars,
et le printemps commence tout juste à apparaître.
Pas encore pleinement,
pas encore partout,
mais suffisamment pour qu’on le ressente.
Et moi, je crois que j’étais exactement à cet endroit-là aussi.
Sur ma table, il y a eu des fleurs
Ces dernières semaines, j’ai été très prise ailleurs.
Dans un rythme que je ne partage pas ici.
Et pourtant, malgré cela, je n’ai pas cessé de créer.
Alors, sur ma table, il y a eu des fleurs.
Un petit pot, quelques tiges dessinées,
des gestes simples, répétés,
comme pour faire revenir doucement quelque chose en moi.
J’ai repris aussi une planche.
Une jupe légère, presque de printemps,
et des tulipes qui apparaissent autour,
encore timides, encore en devenir.
Rien n’est complètement terminé.
Mais tout commence à exister.
Chercher sans se presser
Je me rends compte que je n’étais pas en train d’avancer vite,
j’étais en train de chercher.
Chercher comment décrire cet univers qui prend forme.
Chercher comment relier mes dessins, mes mots,
et ce que j’ai envie de partager avec toi.
Par moments, il y a des jours très calmes,
des jours où je doute,
où je regarde mes carnets sans les ouvrir.
Et puis, d’autres jours,
la lumière revient —
et avec elle, une envie très simple de créer.
Entre deux saisons
Je crois que le printemps commence aussi comme ça.
Pas dans l’évidence,
mais dans des petits signes.
Une lumière différente.
Une envie qui revient.
Une idée qu’on n’avait pas hier.
Peut-être que nous n’avons pas besoin d’être prêtes.
Peut-être que nous avons juste besoin d’être là,
au moment où quelque chose commence.
Si toi aussi tu sens ce léger basculement,
ce passage presque invisible entre deux saisons,
alors peut-être que nous le traversons ensemble.
Merci d’être là, même dans ces moments plus silencieux.
Je t’embrasse,
Georgia/La Fée
lafillementhealeau


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